Eoliennes, siège autour du lac

Alors que le projet de parc éolien de Tuscania (16 aérogénérateurs de 250 m de haut pour une puissance totale de 90 MW) a été à nouveau proposé – après la première phase d’observations et le dépôt de nombreux ajouts –, un nouveau projet a été publié il y a peu dans la région de Castel Giorgio-Orvieto avec 7 turbines de 6 MW chacune. À l’est du lac, un méga projet d’éoliennes entre Montefiascone et Bagnoregio est prévu, et en plus des installations plus petites, avec une puissance d’un peu moins de 1 MW, dispersées sur tout le territoire sont projetées et construites (voir ici pour approfondissement (it)).

Pour contrer le projet de Tuscania, des citoyens et des associations très actives (dont BLEU) ont adressé de nombreuses observations au ministère de la Transition écologique qui seront publiées prochainement sur le site du MITE. Nombreux aspects critiques du projet sont mis en évidence: le fort impact sur le paysage, le fait qu’il éloigne les propriétés d’état de leur « destination agro-sylvo-pastorale perpétuelle » (voir ici pour approfondissement (it)), la pollution par des micro-plastiques rejetés dans l’environnement en raison de la détérioration des pales (selon une étude norvégienne). Enfin, et non des moindres, les aspects critiques mis en évidence par les associations du lac (voir ici les observations) concernant:

  • l’insuffisance et la superficialité de l’“étude de la faune” annexée au projet: l’étude reste incomplète et présente une évaluation erronée du risque de tuer les oiseaux par les turbines;
  • la violation des dispositions de la Directive Habitats;
  • la discussion insuffisante quant au risque pour la santé publique lié à la rupture ou au détachement d’une pale et au renversement de la turbine;
  • la discussion insuffisante sur les alternatives au parc éolien.

Cette dernière lacune est commune à tous les projets énumérés ci-dessus; tous, en effet, omettent de considérer l’alternative évidente qui permettrait de réduire l’impact environnemental et paysager, c’est-à-dire le placement des pales off-shore en mer, même à une grande distance de la côte, en évaluant toutefois soigneusement leur impact sur l’écosystème marin. Une alternative au potentiel énorme pour l’Italie, mais inexplicablement négligée, alors qu’en Europe et dans le monde des installations off-shore sont construites depuis de nombreuses années, avec des avantages évidents: un impact environnemental minimal et une meilleure efficacité énergétique, grâce à des conditions de vent favorables et au fait qu’en mer on puisse construire des installations plus puissantes (proche de la limite technologique actuelle de 20 MW par aérogénérateur). C’est une solution qui permettrait de protéger notre paysage et l’environnement, uniques en leur genre, et de répondre au besoin de transition écologique.

 

Creative Commons Lizenzvertrag